La rubrique « Zoom sur… » propose de mettre en avant un ou une jeune chercheur qui travaille dans le monde de la cancérologie via 5 questions. Aujourd’hui Delphine Praud nous parle de son expérience de doctorante à l’étranger…

 

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Nom: Praud

Prénom: Delphine

Statut actuel: Post-doctorant

Affiliation(s): Département Cancer Environnement du Centre Léon Bérard  (Lyon)

Discipline(s): Epidémiologie

Contact : delphine.praud[at]lyon.unicancer.fr

 

Comment s’est construit ton projet de thèse ?

J’ai fait plusieurs stages en épidémiologie du cancer ce qui m’a permis de me rendre compte qu’il s’agissait d’une thématique qui m’intéressait beaucoup. Le laboratoire où j’avais fait mon stage de licence à Milan (Italie) m’a recontacté pour me proposer de candidater à une bourse de thèse pour les étrangers. Je connaissais déjà les chercheurs de l’équipe et mon futur maître de thèse, je savais que les sujets de recherche de l’équipe étaient intéressants et que je serais bien entourée et encadrée.

Quelques mots sur ton expérience personnelle en tant que doctorant ?

Mon doctorat s’étant déroulé à l’étranger, ce fut une expérience professionnelle et personnelle très enrichissante. J’ai pu améliorer mes connaissances et mes compétences, mais aussi découvrir et m’adapter à un nouveau pays et une nouvelle langue.

Peux-tu citer deux difficultés et deux facilités rencontrées dans ton parcours?

Les deux principales difficultés ont été de

  • réussir à se recentrer sur le sujet de thèse lorsqu’on est impliqué dans d’autres projets de recherche
  • définir précisément le sujet de thèse dès le début : j’ai changé plusieurs fois.

Les deux facilités ont été

  • de travailler dans une équipe expérimentée, très sympathique et disponible pour donner des conseils et aider dans mon travail
  • le réseau professionnel international de mon tuteur qui m’a permis de partir 6 mois à New York.

Quels sont, selon toi, les apports de ta discipline au monde de la cancérologie ?

L’épidémiologie est l’étude de la fréquence des maladies dans les populations et des variations de cette fréquence en fonction de divers facteurs tels que l’environnement, le mode de vie, ou les caractères génétiques. Elle apparaît donc comme un outil utile pour la compréhension puis la prévention du cancer.

Quels conseils donnerais-tu à un nouveau doctorant ?

De profiter de ces 3 années pour continuer à se former, d’apprendre des chercheurs travaillant avec nous (qui sont eux aussi passés par des années de doctorat), et de ne pas hésiter à demander et accepter leur aide et leurs conseils.
Et enfin d’accepter les opportunités de séjours à l’étranger, congrès etc. pour se créer un réseau et surtout être ouvert sur ce qu’il se fait dans d’autres équipes.