La rubrique “Zoom sur…” propose de mettre en avant un ou une jeune chercheur qui travaille dans le monde de la cancérologie via 5 questions. Aujourd’hui Yohan Fayet nous parle de son expérience de doctorant géographe dans le domaine du cancer…

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Nom : FAYET

Prénom : Yohan

Statut actuel : Post-doctorant

Affiliations : Centre Léon Bérard – Laboratoire HESPER (Health Services and Performance Research)

Discipline(s) : Géographie

Contact : yohan.fayet[at]lyon.unicancer.fr

 
1. Comment s’est construit ton projet de thèse ?

Mon projet de thèse s’est construit suite à un stage de M1 dans une équipe de recherche du Centre Léon Bérard où, en tant que géographe, je devais analyser la répartition géographique de certains cancers. Cette première collaboration interdisciplinaire a permis de mieux nous connaître et de lancer un projet sur la question des inégalités territoriales face aux cancers.

2. Quelques mots sur ton expérience personnelle en tant que doctorant ?

Grâce à un contrat CIFRE, j’ai pu travailler quotidiennement au Centre Léon Bérard. Le doctorat a été pour moi une expérience passionnante, une période intense de découverte du milieu de la recherche et de la cancérologie. C’est aussi un moment formateur où l’on acquiert de nouvelles compétences et davantage de responsabilités.

3. Peux-tu citer deux difficultés et deux facilités rencontrées dans ton parcours?

Mon parcours s’inscrit dans le cadre d’une collaboration interdisciplinaire entre des géographes et des médecins-cliniciens. Il a fallu concevoir un projet qui respectait les principes et s’appuyait sur les outils des différentes disciplines, ce qui n’était pas toujours évident mais faisait aussi l’intérêt de ce travail. D’un autre côté, travailler en immersion au sein du Centre m’a permis de comprendre bien plus rapidement le monde de la cancérologie et ses enjeux.

4. Quels sont, selon toi, les apports de ta discipline au monde de la cancérologie ?

L’approche géographique est depuis longtemps utilisée par l’épidémiologie, notamment pour travailler sur les liens entre cancer et environnement. Les géographes sont aussi sollicités pour la cartographie et l’analyse des inégalités territoriales de mortalité. Enfin, le géographe peut participer à la réflexion sur l’organisation du système de soins et des prises en charges, en étudiant notamment les différents parcours de soins et leurs conséquences sur les patients.

5. Quels conseils donnerais-tu à un nouveau doctorant ?

Etant « spécialiste » de son sujet, le doctorant doit cependant veiller à ne pas s’isoler et à parler de son travail autour de lui. Au-delà de la qualité du travail fourni, il est important que le doctorant sache valoriser son projet, d’où l’intérêt de cet exercice de vulgarisation avec le retour de personnes plus ou moins proches du sujet. Et puis, malgré les incertitudes à moyen terme, la thèse doit être l’occasion de développer une expertise et j’encouragerais donc le doctorant à orienter son projet dans l’intérêt de sa professionnalisation future.